Je savais bien que mes ennuis n'étaient pas terminés après mon petit séjour hospitalier du mois de Décembre. Je me suis réveillé en pleine nuit d'abord pour une diarrhée puis pour vomir tripes et boyaux jusqu'à m'en brûler les reins, n'avoir qu'une respiration hachurée et enfin voir mon visage déformé par un flush (le terme technique) d'adrénaline. Le pire est que j'avais beau chercher ce qui pourrait provoquer une telle crise, je ne trouvais rien dans mon hygiène de vie plutôt irréprochable (pour changer) ces derniers temps.

Après m'être fait extorqué par SOS Médecins (tout le monde doit vivre), je suis retourné aux urgences de l' Hôpital Européen Georges Pompidou. Et là un scanner de mon ventre a révélé une masse tumorale sur ma glande surrénale. La glande surrénale qui comme son nom l'indique est sur le rein délivre des hormones et enzymes (adrénaline, noradréaline...) à de nombreux organes.

Je vous passe les détails des péripéties qui m'ont fait passé près de trois semaines à l'hosto - fausses pistes, produit radioactif qui n'arrive pas, et nouvelle crise à l'hôpital - mais j'ai été finalement diagnostiqué détenteur d'un phéochromocytome, une mutation génétique qui parasite les surrénales. Le plus étrange est que mon père doit se faire lui aussi opérer dans les jours qui viennent d'un phéo.

Bien qu'inconscient à ce moment crucial, l'ablation de la tumeur s'est bien passée et j'ai pu reprendre le chemin de la maison. Il y aura pour moi un avant et un après de l'hospitalisation, j'aurais eu la joie de voir mes amis et mes proches venir à mon chevet, et j'ai maintenu la décision que j'avais pris d'arrêter de fumer quelques jours avant ma crise. Cela fera un mois à la fin de la semaine, et même si ma volonté n'est pas très solide, j'espère que mon addiction s'éloignera.

La vie reprend doucement son cours.

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